vendredi, 04 mai 2012

Georges PERROS, Loran GASPAR : Correspondance 1966/1978

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Après Nos coeurs vaillants de Jean-Baptiste HARANG (décevant), La main de Dieu de Yasmine CHAR (encore plus décevant) voici un livre de correspondance entre Loran GASPAR et Georges PERROS. C'est la plume de PERROS qui m'a beaucoup plu. C'est direct, c'est plaisant, c'est surprenant. Drôle d'animal,  MIOSSEC l'a mis en musique...pas étonnant. Voici quelques passages :

"...Question travail, je suis depuis une quinzaine d'années lecteur au Théâtre national populaire, ce qui me donne la migraine - et très peu d'argent. Mais il y a les allocations familiales ! Enfin, nous mangeons tous les jours, ce qui paraît nécessaire..."

"...Vous me proposez d'aller vous voir en 2CV. Je ne dispose que d'une moto très archaïque qui me vaut pas mal de contraventions. Puis ma tête ne revient pas aux serviteurs de l'ordre. J'ai beau ne pas avoir de lumière, ils me voient tout de même. Très délicat à faire comprendre au juge..."

"...Quant au Père Noël, on en parle beaucoup dans la chambre des enfants. J'ai beau leur dire que je ne connais pas ce Monsieur, ils ont l'air de savoir qui c'est...hélas !..."

Et je passe toutes les réflexions sur ses hospitalisations.

jeudi, 16 février 2012

"Mon père, Albert Londres et le Georges Philippar" de Jean-Paul OLIVIER

Jean-Paul Olivier nous décrit en détail (trop) l'incendie du paquebot Georges Philippar en mai 1932 en face du cap Guardafui au débouché de la mer rouge et de l'océan indien.

mardi, 07 février 2012

Paris Gare du Nord de Joy Sorman

Petit bouquin sacrément intéressant. On parcourt la gare du nord en long et en large, on observe, on s'informe, on s'inquiète aussi...

Extraits

Au centre de liaison de la RATP, un agent de surveillance : "...il ya vingt ans, quand il a commencé, il apercevait chaque jour sur son écran de contrôle la silhouette d'une jeune femme faisant la manche. Puis il l'a vue enceinte. Puis il l'a vue mendier avec son bébé. Aujourd'hui le bébé a vingt ans, c'est un garçon et il mendie à son tour..."

Un gars de la sûreté ferroviaire : "...il me répond que suicide n'est pas le bon mot, qu'il s'agit d'accidents de personnes (on a tous déjà entendu cette annonce : Mesdames, messieurs, en raison d'un accident de personne notre train est immobilisé, merci de ne pas tenter d'ouvrir les portes. Et alors on sait qu'un désespéré s'est jeté sur la voie)..."

Un contrôleur : "on voit du pays et surtout on voit du monde (il paraît que Jack Lang est très sympa avec les contrôleurs, il dit toujours bonjour)...

Deux agents en patrouille au dépôt d'ordures de la gare :"C'est là que convergent tous les déchets produits par cet immense ventre qu'est la gare. Yeux-humides [surnom d'un agent] me dit qu'y vivent des bêtes étranges, des lapins à tête de rat. Il y a tellement à manger là-bas que les rats deviennent gros comme des lapins, énormes...

dimanche, 04 décembre 2011

Mes sauces 2011

 

Quel étonnement ...cela fait déjà un an depuis ce dernier livre et pourtant il y en a eu d'autres :

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Anthony PALOU

Fruits et légumes

Voilà un livre très amusant et agréable à lire. Les années 70 à la sauce « immigrés espagnols ».



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Patrick MODIANO

Dans le café de la jeunesse perdue 

Quel ennui !!! et sans sauce…

 

 

 

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Elisabeth FILHOL

La centrale      

De bonnes critiques dans l’ensemble de la presse mais finalement pas si réaliste que cela. Le nucléaire à la sauce commerciale…

 


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Catherine FRADIER

Un poison nommé Rwanda

Un bon polar que j’ai lu très rapidement (un exploit) et le tout agrémenté d’une sauce rwandaise bien relevée.

 

 


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Révérien RURANGWA

Génocidé   

Ici aussi nous avons une sauce rwandaise mais celle-ci est bien réelle malheureusement et là c’est une sauce piquante qui vous prend les tripes.

 

 


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Xavier GRALL

James Dean et notre jeunesse

Je me suis enfin décidé à le lire ce bouquin. Finalement je préfère Xavier Grall à la sauce armoricaine plutôt qu’à la sauce américaine.
     




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Philippe DELERM

Le trottoir au soleil

Du Delerm tout craché…à toutes les sauces…

 " ...On est plutôt un peu terne dans la ville, on a un âge où les regards glissent sur vous sans s'arrêter..."

samedi, 20 novembre 2010

Antoine CHOPLIN - Cour Nord

Bon bouquin très réaliste. Relation père fils dans un milieu ouvrier décrite avec précision et beaucoup de pudeur populaire. Et le personnage d'Ahmed est plus que respectable.

L'écriture est précise et modeste, et elle convient à ce type de récit. Exemple :une rencontre entre Ahmed et Léopold ( le fils).

"C'est Léopold. Je te réveille?

Il entrouvre la porte, à peine.

Alors quoi ? Il demande.

Tu me fais pas entrer ? Je te dérange ?

Mais non, mon frère.

Et il ouvre plus grand la porte, me laisse passer, referme derrière moi. On se retrouve face à face. J'hésite à lui attraper les mains, renonce. Dans l'appartement, il fait sombre. Seule la petite cuisine est éclairée.

Tu veux pas savoir, au sujet de notre concert d'hier soir ? Je demande.

Je sais déjà, il dit. C'est le sorcier en moi qui le sait..."